octobre 2010

Aubépine

L'aubépine ou Crataegus est un genre appartenant à la famille des rosacées. Dans les vignes du Roussillon, comme dans bien d'autres endroits en Europe, elle cohabite avec d'autres rosacées : le prunelier (Prunus spinosa), et l'églantier (Rosa canina). Leurs baies m'ont toujours intrigué, de par leur forme, la couleur rouge qu'elles ont lorsqu'elles sont mûres, et les feuilles découpées qui les entourent (voyez l'observation ci-dessous, cliquez pour visualiser plus de photos).

Les flores citent une sous-espèce de Crataegus azarolus nommée C. ruscinonensis, qui serait donc endémique du Roussillon, mais il semblerait que celles que j'ai chez moi soient C. monogyna, reconnaissables à leur unique noyau.

Quoi qu'il en soit, toutes les espèces sont comestibles, on peut en faire du sirop ou de la gelée — crues, les baies sont trop astringeantes. Cette année, j'ai donc décidé de sortir des sentiers battus et d'utiliser un fruit un peu moins standard pour faire de la gelée. Les recettes que j'avais recommandaient de les mettre à bouillir après les avoir lavées pour les faire éclater, mais pour ma part je dois dire que, tout compte fait, cette méthode s'est révélée passablement inefficace, et que j'ai fini par les écraser au presse-purée.

Puilaurens

Le château de Puèglaurenç, ou Puilaurens en français, est un de ces fameux « châteaux cathares », comme ceux de Peyrepertuse et de Quéribus quelques kilomètres avant, et ceux de Puègverd (Puivert) et Montsegur (Montségur) en Ariège. Administrativement, il appartient au département de l'Aude, mais de fait, historiquement, Puilaurens est la continuation des Fenouillèdes.

Le mot « cathare » rappelle que le pays fut particulièrement maltraité par l'infâme Simon de Montfort, pendant la croisade des Albigeois, épisode de triste mémoire pour les terres occitano-catalanes. Pour diverses raisons, les gens s'identifient plus facilement à cette période qu'à leur appartenance au Languedoc et à L'Occitanie ; rappelons que cette dernière est une construction relativement récente, qui reste trop théorique pour beaucoup. Cependant ces constructions étaient fondamentalement à usage militaire, bien que beaucoup de gens viennent les visiter par mysticisme.

Naissance de l'informatique en tant que discipline individualisée

Dans son livre Things a Computer Scientist Rarely Talks About, Donald E. Knuth explique en quoi les informaticiens ont un point de vue spécifique, et comment ils sont apparus au milieu du vingtième siècle.

Q: You've referred several times to a computer scientist's perspective. How do you distinguish that from other points of view?

A: I have kind of a radical idea about this, but I've had it for 30 years now and still haven't found anything wrong with it. Namely, suppose someone asks “Why did computer science jell so fast during the 60s, all of a sudden becoming a department at almost every university in the world?” I answer that the reason is not to be found in the fact that computers are so valuable tools. There's not a department of Electron Microscope at every university, although electron microscopes are great and valuable tools.

I'm convinced that computer science grew so fast and is so vital today because there are people all over the world who have a peculiar way of thinking, a certain way of structuring knowledge in their heads, a mentality that we now associate with a discipline of its own. This mentality isn't sharply focused, in the space of all possible ways of thinking; but it's different enough from other ways—from the mentalities of physicists and mathematicians that I spoke of earlier—that the people who had it in the old days were scattered among many different departments, more or less orphans in their universities. Then suddenly, when it turned down that their way of thinking correlated well with being able to make a computer do tricks, these people found each other.

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