juillet 2010

Les rives de la Massane

À la mi-juin ma sœur et moi nous sommes promenés sur les rives de la Massane. C'est une promenade très agréable, mais aussi très courte — donc adaptée à ma sœur — qui est répertoriée sur le « guide de randonnée transfrontalier » des Albères au numéro dix, « la Massane au fil de l'eau ».

J'y étais déjà allé l'année dernière, et j'avais essayé de monter jusqu'à la réserve (de la Massane bien sûr) en suivant la rivière. Surtout ne m'imitez pas, il vaut mieux passer par la tour (de la Massane, vous suivez ?) de par l'autre côté depuis le château de Valmy ou le Rimbau. En plus, cette année il avait beaucoup plu, et on ne pouvait pas traverser les cours d'eau à gué.

J'y ai fait trois « découvertes » intéressante. Une fois n'est pas coutume, je parlerai plus d'entomologie que de botanique.

En premier lieu, pendant que nous pique-niquions, un groupe de points argentés qui glissaient sur l'eau à vive allure au bord de la rivière a attiré mon attention.

Au château de Perellós

À la fin du mois de mai, j'ai profité du beau temps pour faire découvrir à ma famille le village de Perellós, près d'Opoul, dans les Corbières. C'est le point le plus septentrional du pays, la limite avec l'Occitanie se trouve à quelques centaines de mètres. Je l'expliquerai peut-être plus avant sur ce site, mais l'Occitanie m'a fasciné vers dix-sept ans. Je n'en revenais pas qu'on ait pu me cacher jusqu'à son existence ! De fait, si vous ouvrez un livre d'histoire approuvé par le ministère de l'éducation français, vous vous rendrez compte que, quand bien même il est vaguement fait allusion aux troubadours, on n'explique pas quelle était leur langue, ni qu'ils ont été les acteurs d'un mouvement littéraire important dans une bonne partie de l'Europe : c'était la première littérature en langue vulgaire !

Ce lieu me fascine, d'abord, donc, parce que c'est un morceau de Catalogne qui touche de très près l'Occitanie, à l'atmosphère résolument médiévale, et aussi pour son aspect déconcertant de molaire attaquée au fil des ans par une tramontane implacable, au beau milieu de ce massif calcaire qui, malgré son aridité, attire l'attention depuis Perpignan, du fait des jeux de lumière changeants qui en font ressortir les monts arrondis et la blancheur presque aveuglante.