mai 2011

Bonne journée de l'Europe !

Nous célébrons aujourd'hui la journée de l'Europe. Puisque je n'en ai malheureusement pas un en tissu, je hisse notre drapeau au format électronique. Nous commémorons le discours de Robert Schuman le 9 mai 1950 à Paris, considéré comme l'acte fondateur de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA), un des avatars de ce qui deviendrait l'Union Européenne que nous connaissons aujourd'hui.

En France les gens ne semblent pas être spécialement émus et c'est bien dommage. En Catalogne Nord en particulier nous devrions tous être sensibles à l'atténuation de la frontière. Il a fallu que la Commission Européenne, qui d'habitude n'affronte pas les états avec une telle insistance, intervienne pour enlever du milieu les cabines de police du Perthus qui interrompaient la circulation sur l'autoroute, et nous rappelaient d'autres temps que nous pensions déjà loin derrière nous. Nous pouvons enfin circuler normalement, comme c'était déjà le cas en Alsace et au Pays Basque depuis des années. Il nous faut maintenant changer les mentalités des citoyens et des hommes politiques des deux côtés pour que la vie économique et sociale revienne elle aussi à la normale.

Gardarem lo tostapan

Le monde entier doit savoir que nous avons à la maison un grille-pain « Moulinex Sensoexpress Electronic » qui fonctionne. Je profite de cette entrée pour remercier les industriels de compliquer à ce point l'ouverture et la réparation d'un appareil électrique aussi basique : vis hexagonales spéciales bien cachées, manette collée empêchant l'ouverture totale du carter... Une demi-heure pour replacer correctement une pièce de plastique à moitié stupide sur laquelle le mandrin devait reposer en fonctionnement.

Refusons l'obsolescence programmée, et tâchons de réparer les appareils électriques chaque fois que possible.

Le titre de cette entrée provient du slogan occitan « gardarem lo Larzac » qui retentissait dans les années 70 dans l'Aveyron quand les paysans se sont opposés à l'extension d'une base militaire, épisode qui bien qu'il soit — peut-être — le chant du cygne de la conscience occitane et de la langue, reste à mon sens bien présent dans la mémoire collective en France.